Beautiful




Je suis juste complètement déprimée. Je ne vois pas comment me sortir de cette crise. Si seulement je pouvais surmonter cette obstacle. Mais j'ai besoin d'une ruse qui m'aiderait à me libérer. J'ai pris des coups, je suis tombée en morceaux, je me suis écroulée mais je me suis relevée. J'ai besoin de cette étincelle pour retrouver toute ma tête. Je ne sais pas comment ou pourquoi ni quand je me suis retrouvée dans la situation où je me trouve. J'ai recommencé à me sentir confiné. Donc j'ai décidé de reprendre ce stylo et essayer de mettre en image cette situation. J'ai besoin d'un nouvel exutoire. Et je connais des choses si difficiles à avaler que je ne peux pas rester assise là à me noyer dans mon propre chagrin. Mais je sais une chose, le prochain acte à suivre sera difficile pour moi... Nous ne sommes qu'aujourd'hui, demain s'est envolé, tu vas donc devoir marcher un millier de miles.
A ma place, juste pour voir ce que ça fait d'être moi. Je serais toi, échangeons nos rôles simplement pour voir ce que ça fait de ressentir ta peine, et toi la mienne. D'entrer dans l'esprit de l'autre juste pour voir ce qu'on y trouverait. Regardons les choses à travers les yeux de l'autre. Ne les laissent pas te dire que tu n'es pas beau. Ils peuvent aller se faire foutre, reste fidèle à toi-même.
Je pense que je commence à perdre le sens de l'humour. Tout est si tendu et maussade. J'ai presque l'impression qu'il faut que je vérifie la température de la salle dès que j'y pénètre. Comme si tous les regards étaient portés sur moi, j'essaie d'esquiver tout contact. Car si je ne le fais, les portes de conversations s'ouvrent comme si j'en avais envie. Je ne cherche pas d'attention particulière, je veux juste être comme vous. Mélangée au reste de la pièce, peut-être vous me dirigerez vers les toilettes les plus proches. Je n'ai pas besoin de serviteur me suivant partout et essayant de me torcher le cul. Riant à n'importe quelle des mes blagues alors que la moitié d'entre elles ne sont pas drôle. "Ahhhh vous êtes si drôle ! Vous devriez être comédien bon dieu !".
Malheureusement j'en suis un, je me cache juste derrière les larmes d'un clown. Donc pourquoi ne vous assiérez-vous pas tous pour écouter l'histoire que je suis sur le point de raconter. Nous n'avons pas à échanger nos chaussures et vous n'avez pas à marcher un millier de miles.
Personne n'a jamais demandé à s'en sortir avec ces mains foireuses avec lesquelles on a du se démerder. On doit prendre ces cartes nous-mêmes et les retourner, ne vous attendez pas à de l'aide. Maintenant je pourrais soit juste rester chez moi, enfermée dans mon monde à ruminer et à pleurnicher. Ou alors reprendre les choses en main et commencer à m'éveiller. Je n'ai jamais été le genre de gosse qui attend devant la porte, qui fait ses bagages et qui s'assoit sur le porche de la porte en espérant que son père se montre, car il ne l'a jamais fait. Je voulais juste m'intégrer partout où je suis allée, dans toutes les écoles que j'ai fréquentée. J'ai rêvé d'être cette gamine désirable, même si ça voulait dire commettre des actes absurdes. On m'a toujours dit qu'en faisait cette tête, je resterai bloquée comme ça. Pendant que j'étais là à tenir ma langue "essayant de parler de cette façon...". Puis j'ai collé ma langue sur ce panneau gelé quand j'avais 8 ans. J'ai retenu la leçon, puisque je n'ai plus jamais essayé d'impressionner quiconque de mon entourage... Mais je vous ai déjà raconté toute l'histoire de ma vie. Pas seulement basée sur ma description. Parce que d'où vous la voyez de là où vous êtes assis, c'est probablement à 110% différent. Je suppose que l'on devrait marcher un mile au moins dans les chaussures de l'autre. Quelle taille fais-tu ? Je fais du 38, voyons si elles te vont...

# Posté le dimanche 30 août 2009 07:37

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:50





L'hymne de nos campagnes




Si tu es né dans une cité HLM, je te dédicace ce poème.En espérant qu'au fond de tes yeux ternes, tu puisses y voir un petit brin d'herbe. Et les mans faut faire la part des choses. Il est grand temps de faire une pause, de troquer cette vie morose contre le parfum d'une rose.
C'est l'hymne de nos campagnes, de nos rivières, de nos montagnes; de la vie man, du monde animal. Crie-le bien fort, use tes cordes vocales!
Pas de boulot, pas de diplômes. Partout la même odeur de zone. Plus rien n'agite tes neurones, pas même le shit que tu mets dans tes cônes. Va voir ailleur, rien ne te retient. Va vite faire quelque chose de tes mains. Ne te retourne pas ici tu n'as rien.
Assieds-toi près d'une rivière, écoutes le coulis de l'eau sur la terre. Dis-toi qu'au bout, il y a la mer et que ça, ça n'a rien d'éphémère. Tu comprendras alors que tu n'es rien. Comme celui avant toi, comme celui qui vient. Que le liquide qui coule dans tes mains te servira à vivre jusqu'à demain matin.
Assieds-toi près d'un vieux chêne et compares le à la race humaine. L'oxygène et l'ombre qu'il t'amène mérite-t-il les coups de hache qui le saigne ? Lèves la tête, regarde ces feuilles, tu verras peut-être un écureuil qui te regarde de tout son orgueuil. Sa maison est là, tu es sur le seuil...
Peut-être que je parle pour ne rien dire. Que quand tu m'écoutes tu as envie de rire. Mais si le béton est ton avenir, dis-toi que c'est la forêt qui fait que tu respires. J'aimerais pour tous les animaux, que tu captes le message de mes mots. Car un lopin de terre, une tige de roseau, servira la croissance de tes marmots !
C'est l'hymne de nos campagnes, de nos rivières, de nos montagnes; de la vie man, du monde animal. Crie-le bien fort, use tes cordes vocales!

# Posté le samedi 30 mai 2009 18:20

Modifié le mardi 01 septembre 2009 13:28





Faisons bande à part.




Si on reste ensemble, on s'égare. Qui se ressemblent, s'assemblent, puis se séparent. Si nos mains tremblent, c'est que c'est trop tard. Mieux vaut le faire avant septembre. Comme c'est bizarre...
Alors Faisons Bande à part au risque de ne plus se décevoir, de ne plus broyer du noir. Au risque de bien finir l'histoire. Faisons bande à part au risque de réjouir les bavards, mais de garder en mémoire qu'on a toujours été une bande à part.
Arrondir les angles. Devenir de vieux briscards qui s'étranglent à ne plus totalement y croire. User les sangles qui portent nos guitares. Une dernière fois ensemble supporter les Tricards...
Alors faisons bande à part au risque de ne plus se décevoir, de se réveiller dans le col tard. Au risque de bien finir l'histoire. Faisons bande à part au risque de réjouir les bavards mais de garder en mémoire qu'on a toujours été une bande à part.
Allez ranger les mouchoirs et laissons le printemps nous changer les codes barres. Larguons les amarres...
Alors faisons bande à part au risque de ne plus se décevoir, de s'regarder dans le miroir. Au risque de bien finir l'histoire. Faisons bande à part au risque de s'faire tailler les costards, mais de garder en mémoire qu'on a toujours été une bande à part.

# Posté le lundi 25 mai 2009 13:47



Nowé.



Regarde moi, regarde un peu comme je balance. J'oses même plus faire de choix, je fuis des évidences. Je veux toujours ce que j'ai pas et quand je l'ai ca suffit pas.! Qu'est-ce que je suis chiante. Non mais vraiment, non mais vraiment je sais jamais.! Faut que je me pose un coup, fermer le robinet des questions. "Ca t'arrives jamais de te noyer à trop te plonger là bas dans tes pensées. Pauvre écorchée". Je suis comme ces tortues qu'on pêche dans les eaux troubles. Je nage lentement, je souris gaiement mais je vais dans des coins. Faut vraiment être félé pour aller aussi loin... On ne devrait jamais hésiter trop longtemps. Le cul entre deux chaises a jamais mis personne à l'aise... On ne devrait jamais hésiter trop longtemps Même ceux qui t'aiment t'attendront pas éternellement... Regarde moi, regarde un peu comme je balance. J'ose même plus faire de choix, j'ai le cul qui est devenu rance. Je veux toujours ce que j'ai pas. Et quand je l'ai, c'est plus trop ca.
Qu'est ce que je suis chiante et je crois bien que t'es pire que moi.

# Posté le lundi 04 mai 2009 16:35

Modifié le mardi 05 mai 2009 14:43